Prendre soin des aînés et des plus fragiles

Le 8 novembre dernier, la commune a présenté en conseil municipal sa politique sociale et des aînés. Ce document détermine, pour la période 2023-2026, les enjeux et actions à mettre en place en faveur des aînés et des personnes en situation de précarité. Si la commune via son Centre communal d’action sociale (CCAS) en est le principal acteur, les projets mobilisent l’ensemble des partenaires du territoire.

Le point avec…

Annick Bernier, adjointe aux affaires sociales et Jacqueline Chaillou, conseillère déléguée à la politique des aînés

Comment est né ce projet de politique sociale et des aînés ?

« Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Doué-en-Anjou avait engagé dès 2020 une analyse des besoins sociaux pour mieux connaître son territoire, conformément à l’obligation légale. Deux bureaux d’étude sont intervenus dans le cadre de cette démarche et l’analyse a permis de cerner les publics prioritaires à accompagner : les aînés et les personnes en situation de précarité. Cela rejoignait la volonté politique de la mandature. »

Quels sont les acteurs investis dans cette démarche ?

« L’élaboration de la politique sociale et des aînés a été l’objet d’une très importante concertation avec les institutions (Département, CAF, MSA, EHPAD…), les associations (Centre socioculturel du douessin, Restos du coeur, secours catholique, ADMR…), les services municipaux et les habitants. Avec cette démarche, nous posons les bases d’une volonté d’action sociale partagée sur le territoire. »

Écouter, informer, accompagner

Dix-huit actions concrètes ont été élaborées dans le cadre de la politique sociale et des aînés, avec deux objectifs principaux : renforcer le « bien vieillir » à Doué-en- Anjou et lutter contre la précarité. Elles se déclineront durant les quatre années à venir.

Publication d’une lettre aux aînés trois fois par an, organisation de goûters ou de repas, séjours « seniors en vacances », … Concernant la politique des aînés, la commune ne part pas d’une feuille blanche : depuis 2016, le CCAS met en place des actions spécifiques en direction des personnes de plus de 65 ans. La nouvelle politique des aînés entend s’appuyer sur cet existant tout en proposant de nouvelles actions pour répondre aux différents besoins, variables selon l’âge.

Donner leur place aux aînés

Trois volets seront particulièrement travaillés :

  • Renforcer la communication spécifique en faveur des aînés, pour faciliter l’accès à l’information. La Lettre aux aînés sera ainsi reconduite, mais pour un public plus large, à partir de 65 ans et en impliquant des lecteurs dans sa rédaction. D’autres supports spécifiques, comme un guide qui regrouperait toutes les informations nécessaires aux aînés est également à l’étude.
  • Développer les liens sociaux et la solidarité. « Le suivi d’activités culturelles ou de loisirs contribue vraiment au maintien de l’autonomie et rompt l’isolement dont souffrent souvent les personnes âgées » explique Déborah Théobald, directrice du CCAS. « Doué-en-Anjou a la chance de disposer d’une offre culturelle et évènementielle conséquente qu’il convient de « rapprocher » des aînés ». Des conditions d’accessibilité spécifiques (horaires, accompagnement…) pour les seniors, le renforcement des temps de convivialité sur tout le territoire sont autant de pistes pour remplir cet objectif.
  • Améliorer le « bien vieillir » chez soi ou dans un lieu adapté. Le lieu de vie est un élément essentiel de tout quotidien, dans lequel les aînés passent du temps, peut-être davantage encore que le reste de la population. S’y sentir bien, pouvoir y rester le plus tard possible est souvent essentiel pour une retraite heureuse. Cela passe par une anticipation des besoins en termes de logement et d’aménagement via des actions de prévention et d’information. La commune souhaite également faire évoluer ses espaces publics pour s’adapter au plus grand âge : installation de bancs, renforcement de l’accessibilité, sécurisation des passages piétons… et développer encore davantage les services et commerces de proximité. Une perspective profitable à tous.

Agir pour chacun

La politique sociale de Doué-en-Anjou a défini comme étant en situation de précarité une personne qui vit une situation ne lui permettant pas de subvenir à ses besoins. « Vivre dans la précarité, c’est connaître l’instabilité, la fragilité » poursuivent les élues. « Cela peut entraîner un certain isolement, une certaine désocialisation et parfois un non accès aux droits (accès à la culture, à l’éducation, aux soins…). Une personne en précarité peut être amenée à faire des choix et à prioriser certaines dépenses essentielles ». Or, certaines de ces personnes en situation de précarité restent souvent invisibles, inconnues des services. Elles ne peuvent alors pas bénéficier des dispositifs conçus pour les accompagner. La première étape de la politique sociale consistera à repérer ces publics en renforçant la communication avec les partenaires et services susceptibles d’être au contact de foyers en situation de précarité, et en développant le réseau d’action sociale. Autre objectif, mieux accueillir et écouter ces personnes pour pouvoir les conseiller dans leur accès aux droits. Différentes actions seront menées en ce sens : valoriser l’accueil au sein des structures, informer les bénévoles des associations à vocation sociale des autres recours, proposer des rendez-vous à domicile des travailleurs sociaux, activer un plan d’aide adapté à la situation… Et ainsi trouver l’aide qu’il faut à chacun.

Le CCAS, lieu d’accueil et d’aide sociale

Les missions

Chargé de mettre en oeuvre la politique sociale et des aînés du territoire, le CCAS accueille, écoute et oriente toute personne pour des questions d’ordre social. Ses missions principales sont :

  • L’accueil et l’orientation des personnes, avec plus de 4 500 visites et appels reçus en 2021 ;
  • La délivrance d’aides (aides d’urgence, aides à la vie quotidienne, coup d’pouce aux loisirs, au BAFA, au BSR,…) ;
  • L’instruction des dossiers d’aides sociales pour personnes âgées et handicapées et les enquêtes d’obligation alimentaire auprès des familles ;
  • L’étude des demandes de logement social ;
  • La domiciliation des personnes sans domicile fixe ;
  • Le contact et l’orientation des personnes fragiles dans le cadre de la pandémie (rendez-vous de vaccination…) ou du plan canicule ;

Les aides sociales

Ces aides destinées à toute personne résidant sur la commune depuis au moins 3 mois, visent à apporter un soutien ponctuel aux personnes qui se retrouvent en situation difficile :

  • L’aide à la vie quotidienne, d’un montant de 150 € maximum, a pour objet d’aider les personnes ou familles à faire face à des impayés ou des factures dans les domaines de l’énergie, la santé, la mobilité.
  • L’aide d’urgence, d’un montant de 50 € maximum, a pour objet de répondre à un besoin de première nécessité qu’il concerne l’aide alimentaire, la mobilité, l’achat de médicaments non remboursés ou le règlement d’une consultation médicale urgente.

Les Coups d’pouce

Les Coups d’pouce sont des dispositifs d’aide financière, qui ont vocation à favoriser l’accès aux loisirs, à la culture, à la mobilité et à la qualification. Le Coup d’pouce culture permet notamment d’obtenir des places pour la saison culturelle à 2 € pour les mineurs et 3 € pour les majeurs. Le dossier de demande est disponible au CCAS ou sur le site www.doue-en-anjou.fr.

Le logement intermediaire

Au cœur du quartier des récollets, à proximité immédiate de l’hôpital, le CCAS dispose d’un appartement de type 2 entièrement meublé et équipé. Adapté aux personnes à mobilité réduite, ce logement peut offrir une solution d’hébergement pour des personnes âgées qui font réaliser des travaux d’adaptation à leur domicile, en cas de problème de santé (chute,…), dans l’attente d’un hébergement adapté à la situation ou pour la famille ou le conjoint qui veut être au plus près d’une personne hospitalisée. Ce logement peut apporter une solution pour une courte période ou pour plusieurs mois. Le loyer est étudié selon les ressources des personnes et reste financièrement très accessible.

La danse comme remède

Depuis début octobre, des ateliers de danse thérapie sont proposés à Doué-en-Anjou. Cette initiative, soutenue par le CCAS, permet d’améliorer la qualité de vie, la motricité et l’équilibre des patients.

Les participants prennent place sur leur chaise, près de la barre de maintien. Ici, nous sommes dans une salle de danse, non dans un hôpital. Un détail qui a toute son importance. Les danseurs d’aujourd’hui, plus ou moins âgés, sont atteints de la maladie de Parkinson ou ont des difficultés de motricité ou d’équilibre. « La danse est une des disciplines les plus complètes pour stimuler le cerveau et le corps » explique Caroline Tharreau-Girard, kinésithérapeute et passionnée de danse, qui a lancé ces ateliers sur Doué-en-Anjou après une formation à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. « L’action sur le rythme améliore l’agilité, la vitesse, la coordination quand les enchaînements de pas font travailler l’équilibre,
la posture mais aussi la mémoire. »

Une aide pour le quotidien

Après quelques échauffements simples sur chaise, les danseurs expérimentent des déplacements, en référence aux saisons : marquer ses pas, comme si on allait en forêt chercher des champignons, lever ses mains contre un arbre imaginaire… Des mouvements moins anecdotiques qu’il n’y paraît : apprendre à contourner sa chaise, c’est, chez soi, être plus à l’aise pour éviter un meuble. L’ambiance est chaleureuse. « La joie et l’énergie de groupe apportent énormément aux danseurs » souligne Caroline. « Ils peuvent venir avec leurs aidants, partager un temps pendant lequel ils ne sont plus vus comme des malades. »

Plus d’infos

Les jeudis, de 10h15 à 11h15 et de 11h30 à 12h30
Salle La Loca, 12 allée Joseph Touchais à Doué-la-Fontaine
Réservation et renseignements : 06 82 28 88 87

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