Maguy Geindreau : la voix de Doué

Qui n’a jamais croisé Maguy Geindreau, talons aux pieds et micro à la main, lors d’un évènement à Doué en-Anjou ? Depuis plus de quarante ans, elle anime avec bienveillance et dynamisme les grands rendez-vous de la commune.

Parler sur la scène des Arènes devant mille personnes : certains en feraient des cauchemars, pour Maguy, c’est une promenade de santé. « J’ai une aisance naturelle à parler en public » admet-elle. « Ça a toujours été comme ça. Au collège, au lycée… j’étais toujours chef de classe. Il faut dire que j’ai un prénom qui sort de l’ordinaire. Quand les professeurs devaient interroger ou prendre un avis, entre toutes les Sylvie, Christine, Corine, Véronique, ils ne se souvenaient souvent que du mien : Maguy. » Un prénom qui fait référence à celui de son père, Guy Nouteau, rosiériste et pépiniériste, dont la maison et siège de l’entreprise est située rue des Arènes. « À deux ans je jouais déjà dans le jardin des Arènes, je n’avais qu’à traverser la rue ! » se souvient-elle. Avec un papa rosiériste co-organisateur des Journées de la Rose, elle tombe bien sûr dans la marmite toute petite. « A 13 ans, j’étais standardiste pour les Arènes, à 16 ans, bénévole aux Journées de la Rose. C’était très familial à l’époque, je connaissais tout le monde. »

Une bénévole précieuse

Des études de tourisme plus tard, elle est toute désignée pour reprendre le flambeau de l’animation. « En plus de cette aisance, j’avais les compétences, c’était ma formation. » Maguy capitalise sur ces atouts aussi dans sa vie professionnelle, que ce soit dans le commerce ou en cave, chez Robert&Marcel à Saumur, dont elle assure toutes les animations. Elle est aujourd’hui caviste chez VilaVigne, bien que son activité de bénévole pourrait déjà représenter un emploi à temps complet. Car si Maguy assure la voix du marché de Noël, du festival Accor’DouéOn, de Tout feu tout flamme, elle participe aussi à l’organisation de toutes ces manifestations en amont.

Une préparation minutieuse

Pour nourrir ses interventions, elle note les mots importants, les informations concernant les uns et les autres, mène quelques interviews, pour présenter correctement. « Je relis à voix haute pour m’imprégner, mais je ne répète pas. On n’anime pas de la même façon dont on parle naturellement. Il faut poser sa voix, accentuer la ponctuation, transmettre les émotions… » explique-t-elle. La voix est un outil de travail dont il faut prendre soin. « Je fais toujours les exercices de diction que m’a enseignés Françoise Pohu [ femme de l’ancien député-maire Jean-Pierre Pohu ] pour chauffer les cordes vocales » sourit-elle. « Et quand je sens que ma voix a trop tiré, je prends ce remède que m’a conseillé Annie Cordy : du miel dans du lait chaud. Ça marche extrêmement bien ! » Après près de 40 années à être la voix de Doué, « The Voice » comme la surnomme ses camarades bénévoles, n’est pas prête de raccrocher. Les candidats à la reprise ne se bousculent pas. Ce n’est pas un problème pour Maguy. « Je fais cela parce que j’aime les gens. Et ils me le rendent bien. »

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