Le MAG : Marcel Chemineau, cent ans entre Lourdes et Saint-Georges-sur-Layon

Le 12 octobre dernier, Marcel Chemineau, prêtre retraité à Saint-Georges-sur-Layon, a fêté son 100e anniversaire à Lourdes, où il se rend chaque année depuis cinquante ans.

Racontez-nous ce moment, cette messe dans la grotte de Lourdes pour vos 100 ans…
Marcel Chemineau : « je l’ai vécu de façon extraordinaire. Tout le monde a été marqué par la messe, célébrée par l’Évêque d’Angers, Mgr Delmas, avec Mgr Banchet, venu à titre amical. Huit ou neuf prêtres nous accompagnaient, ainsi que 200 personnes de ma famille, mais aussi de l’Hospitalité Notre-Dame-de-Lourdes et des paroissiens d’Anjou. J’ai été marqué par la grâce du Seigneur, que beaucoup de gens ont ressentie ce jour-là. »

Vous êtes un habitué de Lourdes ?
« J’y vais tous les ans depuis 1972. Je fais partie de l’Hospitalité Notre-Dame-de-Lourdes de l’Anjou et chaque année, nous accompagnons les malades en pèlerinage. Pour cette raison, j’ai été protégé par la Vierge Marie toute ma vie et c’est pour ça que je tenais à célébrer mon anniversaire là-bas. »

Et cent ans, en plus ! Ce n’est pas rien ! Racontez-nous votre vie !
« Je suis né le 12 octobre 1923 à la Salle-de-Vihiers dans une famille très pauvre. J’ai été enfant de chœur très tôt. L’instituteur m’a envoyé vers Orveau pour devenir enseignant, mais en janvier 1939, j’ai reçu l’Appel pour devenir prêtre et je suis rentré au séminaire. La guerre, je l’ai vécue comme étudiant. L’occupation allemande a été dure. J’ai été ordonné prêtre le 29 juin 1949 à Angers. Puis j’ai occupé différents postes dans le département. J’ai ainsi été le curé de Grez-Neuville pendant 18 ans. Depuis 1987, je suis retiré à Saint-Georges-sur-Layon. »

Votre vie de prêtre vous a-t-elle plu ?
« J’ai été comblé. Le plus marquant a été mon rôle d’aumônier avec l’Hospitalité de Lourdes. Mais j’aime célébrer la messe, je le fais encore le jeudi à 11 heures à Concourson-sur-Layon. C’est essentiel pour un prêtre. »

Comment se passe votre retraite ?
« Je suis encore le prêtre de Saint-Georges-sur-Layon, mais l’église est fermée depuis 16 ans, c’est dommage. J’ai dû arrêter de conduire et je ne peux plus jouer à l’orgue comme j’aimais. C’est ainsi. Mais je continue à aller tous les ans à Lourdes et je ne suis pas isolé. Tous les mardis on joue à la belote et le jeudi, je vais au club de Saint-Georges. Mes jambes ont faibli, mais je suis en pleine forme ! »

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